Nous voici rentrés en France après notre formidable séjour d’un mois à Wallis où nous nous sommes donnés à fond pour construire la première mariapolis franco-wallisienne, qui s’est déroulée du 9 au 14 août à Vaitupu (nord de l’île). Voici donc quelques nouvelles de notre aventure !

Après une semaine consacrée à la découverte de l’île et de ses traditions, nous nous sommes mis au travail pour préparer l’évènement. Pour beaucoup d’entre nous, c’était la première expérience côté organisateurs..

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Les deux premiers jours ont été consacrés aux collégiens et lycéens. Mercredi, ces jeunes ont accueilli les enfants et le jeudi, les adultes nous ont rejoints pour les deux dernières journées. Nous étions donc de plus en plus nombreux. Vendredi a constitué le point culminant de notre mariapolis avec plus de 75 participants de tous âges. À l’échelle de l’île, c’est une belle réussite.

Quelle surprise de voir l’intérêt que les médias locaux ont porté à notre mariapolis ! En effet, pas moins de deux reportages au journal télévisé et plusieurs interviews à la radio Wallis et Futuna 1ère ont assuré une bonne couverture médiatique. Vous pouvez toujours les (re)voir ici même sur le blog (voir articles précédents).

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Le mot d’ordre de la mariapolis, « construisons la fraternité », a été décliné au fil des journées. Le programme des jeunes, ambitieux, visait à retrouver le sens du sacré. En petits groupes, nous avons réfléchi sur l’importance du sacrement de l’Eucharistie et quel impact cela avait dans nos vies. Du sacré qui demeure dans l’hostie au caractère sacré de la nature, il n’y a qu’un pas que nous avons franchi le  lundi après-midi, avec un topo sur l’écologie. Mardi, la réflexion a porté sur le sacré au cœur de la relation garçons-filles. Les groupes de partage ont permis des échanges riches et profonds. 

Mardi après-midi, nous avons mis en pratique l’appel du Pape François à aller vers les « périphéries existentielles » : nous sommes partis visiter des personnes seules, âgées, malades et handicapées. À chaque fois ce fut très fort et émouvant et l’on pouvait lire la joie sur les visages des personnes visitées. Ce n’est qu’un début : avec les jeunes wallisiens, nous avons lancé des pistes pour pérenniser ces actions. D’ailleurs, nous étions à pied d’œuvre dès jeudi pour nettoyer le bord de mer autour de l’église.

Mercredi, place aux enfants ! Pour l’occasion, les jeunes se sont transformés en animateurs pour les plus petits. Avec eux, nous avons expliqué les différentes couleurs de l’Arc-en-ciel (aspect important dans la spiritualité des Focolari), tant sur le plan spirituel que concret. L’après-midi, chasse au trésor, avant de terminer comme chaque jour par la messe. À cette occasion, la mariapolis s’ouvrait aux paroissiens des alentours.

Malgré le mauvais temps qui nous a forcés à improviser une partie du programme, nous avons fait de nombreux jeux et moments sportifs. Le grand jeu intergénérationnel du jeudi a constitué un moment fort de notre mariapolis et l’opportunité pour les adultes et enfants wallisiens de se retrouver pour jouer ensemble.

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La dernière journée du vendredi a été très riche. Le thème sur la réconciliation a été très apprécié, en particulier par les adultes. Puis nous nous sommes tous retrouvés dans l’église pour un moment solennel. Le sketch des jeunes, illustrant leur expérience du pardon retrouvé après une bagarre au lycée, a permis de souligner leur rôle primordial de constructeurs de paix dans le milieu scolaire. Chaque groupe, collégiens, lycéens, enfants, adultes et nous les métropolitains sommes venus devant l’autel et tous ensemble, nous avons fait un pacte d’amour réciproque, nous promettant de continuer à vivre cet idéal de fraternité que nous avions expérimenté cette semaine.

Nous avons ensuite conclu notre mariapolis dans la joie et la fête autour de danses préparées par chacun. Quel beau moment de voir les wallisiens faire la danse bretonne que nous leur avions apprise, puis d’apprendre avec eux le soamako, une de leurs danses ! Chants, colliers de fleurs, habits traditionnels, ou quelques mot en wallisien, voire plus : nous aussi avons cherché au maximum à les rejoindre dans leur culture, ce qui les a beaucoup touchés.

Impossible de se séparer après une semaine aussi intense ! Marie-Pierre repartait pour la France le soir-même, et c’est finalement toute la mariapolis qui s’est déplacée à l’aéroport pour fêter son départ en chant et en danses.

Personne ne voulait se quitter et nous avons joué les prolongations : dimanche, nous avons tous pris le bateau pour passer une journée de détente sur l’un des îlots du lagon de Wallis. Volley, baignade et grillades, le tout dans un petit écrin de paradis.

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Nous sommes de retour en France, mais notre aventure wallisienne est loin d’être terminée ! Nous nous sommes déjà donné rendez-vous avec les Gen wallisiens qui viendront en France l’année prochaine pour leurs études.

Nous tenons à remercier chacun d’entre vous pour votre soutien et vos prières qui nous ont permis de vivre ces quatre semaines exceptionnelles. Un grand merci également à toutes les familles à Wallis qui nous ont accueillies comme leurs propres enfants.

Cette expérience à l’autre bout du monde nous a transformés. Nous avons tissé des liens extraordinaires que nous ne sommes pas prêts d’oublier !

Toute notre unité !

Ana, François, Guillaume, Hermel, Julien, Michel, Marie-Pierre, Sidney.

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